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February 16, 2010

Le sénateur américain Dick Durbin a appelé lundi les autorités rwandaises à publier les noms des rebelles FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) suspectés d’implication dans le génocide de 1994.

S’exprimant dans la ville de Goma, Durbin a déclaré à l’AFP que “L’opportunité devrait être donnée aux gens qui n’ont pas été impliqués dans des crimes horribles de retourner au Rwanda. Il y en a qui sont déjà rentrés au Rwanda. Ils vivent assez bien, parce qu’ils n’ont pas été impliqués dans des crimes horribles.”

“La question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) devrait être résolue par le gouvernement congolais et le gouvernement rwandais, et la communauté internationale”, a déclaré Durbin.

Les sénateurs Dick Durbin de l’Illinois et Sherrod Brown de l’Ohio voyagent en Tanzanie, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie et le Soudan pour évaluer les programmes américains d’aide éxterieure dans la région.

Le sénateur Durbin, un ami proche du président Barack Obama, est l’actuel numéro deux du Sénat américain. En 2006, il était co-sponsor de la Democratic Republic of Congo Relief, Security, and Democracy Promotion Act, la première loi fédérale adoptée avec Obama comme son principal sponsor.

Le projet de loi accordait 52.000.000 $ pour les programmes d’assistance bilatérale pour, entre autres, “soutenir les efforts du Gouvernement de la République démocratique du Congo, la Mission de paix des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), et d’autres entités, le cas échéant, à désarmer, démobiliser et rapatrier les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda et d’autres groupes illégalement armés.”

Le rebelles du FDLR sont accusés d’avoir commis de nombreuses atrocités contre la population congolaise depuis qu’ils ont fui vers l’est du Congo après le génocide rwandais. Beaucoup d’entre eux étaient impliqués dans les massacres de 800.000 Tutsis et Hutus modérés.

Les rebelles disent craigner les représailles des autorités rwandaises s’ils retournent dans leur pays. Ils sont aussi accusés d’empêcher d’autres réfugiés hutus qui n’étaient pas impliqués dans le génocide de retourner au Rwanda.